« Mes parents avaient un troupeau de moutons, en complément d’activité », se souvient Gérald, 53 ans. Cette proximité avec les ovins se poursuit lors de ses études, qui passent notamment par un apprentissage à la Bergerie Nationale de Rambouillet. Brevet Professionnel Ovin en poche, le Côte-d'Orien devient berger quelques années puis se spécialise dans la tonte des bêtes. Deux autres tondeurs œuvrent dans son département mais il est le seul à vivre de sa profession. Au total, ils sont seulement une quarantaine à exercer ce métier dans tout l’hexagone. » 
Gérald Dupaquier se déplace de ferme en ferme pour tondre les moutons en Sptiner

Tondeur : un métier physique

« C'est un métier qui demande une énorme dépense énergétique. Pour moi, une journée de tonte équivaut à un marathon ! », explique-t-il. Il gagne 2,80 euros par tonte. Gérald tond 25 000 brebis par an, ce qui lui permet de générer un salaire correct. Il s’est constitué sa clientèle grâce au bouche à oreille, se rendant dans les huit départements limitrophes de la Côte-d'Or avec son Sprinter jaune. « Il y a beaucoup de travail de janvier à début juillet et de septembre à mi-novembre mais il ne se passe quasiment pas une semaine dans l'année où je ne tonds pas ! » résume Gérald. « Il faut une grosse clientèle pour pouvoir vivre de cette activité, mais les clients sont fidèles. » complète-t-il. Ce n'est malheureusement pas un métier d'avenir car la laine n’a plus trop de débouché et le secteur agricole est en crise. Prévoyant, la retraite approchant, il a formé deux « petits jeunes » depuis deux ans pour reprendre son activité.
Gérald Dupaquier se déplace de ferme en ferme pour tondre les moutons en Sprinter

Championnat du monde

Peu de personnes le savent mais il existe un championnat du monde de tonte de moutons depuis 1977 ! Lors de l’édition 2019, qui se tenait pour la première fois en France, Gérald Dupaquier - qui participe chaque année aux Championnats de France -, a réussi à se qualifier dans la plus haute catégorie dite « open », terminant 69ème sur plus de 400 participants. « Un résultat satisfaisant » commente-t-il.
Gérald Dupaquier se déplace de ferme en ferme pour tondre les moutons en Sptiner

« Mon Sprinter jaune, tout le monde le connait » !

Fidèle au Sprinter

Après avoir débuté avec une autre marque, notre champion fait confiance au Sprinter depuis 32 ans. Il en est à son sixième ! « Quand je le commande auprès d’Etoile 21 à Dijon, distributeur avec qui j’ai d’excellents rapports, je les choisis toujours jaune, ça me permet de me faire remarquer » précise-t-il. Son Sprinter fourgon 319 CDI a sept ans et a parcouru 150 000 km. Gérald confie adorer la rondeur du V6 CDI [c’est un Sprinter de seconde génération], son confort de conduite et sa boite automatique à convertisseur. Mais aussi apprécier la robustesse et le prix de revente. « Je le garde car je suis à trois ans de la retraite. Je projette de la passer en partie en camping-car, sur la base d’un nouveau Sprinter 315 CDI ». Un repos bien mérité !
Gérald Dupaquier se déplace de ferme en ferme pour tondre les moutons en Sprinter