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Destination | 10 Septembre 2025 | Texte : Henri Bonchat et Margaret-Mary MacDonald | Photos : HB

Escapade apaisante dans les paysages iodés.

Et si le luxe, c’était le calme ? En route pour trois jours dans le Cotentin à bord d’un EQA 250+, équipé du Pack AMG Line, 100 % électrique. Au programme : paysages iodés, silence absolu, cuisine locale et reconnexion au temps long.

 

À  l’aube, Paris s’efface. Trois heures plus tard, au volant de l’EQA 250+, nous respirons l’air salin d’Utah Beach, les pieds dans le sable. Ici, plus de klaxons, ni de cafés hors de prix. Juste l’horizon, et un nom qui impose le silence : Utah Beach. Celui que les Alliés ont donné à cette plage du Cotentin pendant la Seconde Guerre mondiale.

Trois jours en EQA250+ 100% électrique

Le cotentin, sauvage et secret.

On s’attendait à des paysages à l’irlandaise. Pourtant, ce matin, c’est la Californie : une plage immense, un sable blond, des eaux d’un bleu profond. À un détail près – la température de la mer, qui nous ramène illico en Normandie. Après Saint-Marcouf, nous longeons la côte par l’est. À l’approche de Saint-Vaast-la-Hougue se dessinent les deux tours Vauban, classées au patrimoine mondial de l’Unesco. Le SUV glisse jusqu’à Barfleur dans un silence absolu. Les vitres sont ouvertes sur des haies d’orpin – cette plante grasse verte et jaune qui pousse partout ici.

 

Un détour plus tard par le phare de Gatteville – le deuxième plus haut de France avec ses 75 mètres – nous nous dirigeons vers Cherbourg. Le planificateur d’itinéraire connecté nous guide vers une station de recharge : 80 % en seulement 35 minutes.

 

Au coucher du soleil, nous arrivons à l’hôtel Le Landemer. Accroché à la falaise, l’établissement compte neuf chambres et une vue à 180 degrés sur la mer. De jour et par temps clair, on aperçoit les îles anglo-normandes. C’est aussi le kilomètre zéro du sentier des Douaniers, cette ligne sauvage de 80 kilomètres qui longe la péninsule de La Hague, chère à Prévert, Monet ou Sagan. On comprend pourquoi tant d’esprits libres ont trouvé refuge ici. Au restaurant, pas de menu imprimé. Le chef, Hendrik Jansen van der Sligte, parle en chapitres. Tout est local, brut, normand.

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Entre terre et mer.

Le soleil est toujours là, comme s’il avait décidé d’en finir avec les clichés météo sur la Normandie. Après le petit-déjeuner, cap sur Port Racine. Un minuscule port de poche dans une crique turquoise – sans doute le plus petit de France, et le plus photogénique. Murs de pierre, bateaux parfaitement alignés, silence total. Pas un touriste. Et pourtant, chaque recoin mérite son cliché. Sur la route des Caps, cette ligne de crête entre terre et mer, le Cotentin défile : falaises, plages, landes… Ce n’est pas une route qu’on prend, c’est une route qu’on savoure. Ultra-maniable, l’EQA 250+ épouse chaque virage avec souplesse.

Trois jours en EQA250+ 100% électrique

Au pied des dunes de Biville, nous nous accordons une pause. Classé réserve naturelle, le site offre un panorama à couper le souffle. Le temps d’un café, d’un voilier au loin, d’un goéland qui raille. Et c’est reparti. En fin d’après-midi, arrivée à Barneville-Carteret, station balnéaire discrète, presque timide. À La Marine, élégant hôtel quatre étoiles, notre suite offre une vue imprenable sur une mer aussi calme qu’immense. Instant suspendu.

 

Le lendemain, retour à Paris. Trois heures de route. L’EQA 250+ glisse sur l’asphalte comme s’il prolongeait le silence des falaises. Dans les rétros, la mer nous suit encore. Le Cotentin s’est incrusté. Sauvage, un peu secret, mais généreux avec ceux qui prennent le temps. Le plus dur, ce n’est pas de rentrer. C’est de ne pas faire demi-tour.

Trois jours en EQA250+ 100% électrique