Les ateliers
Profitez, vous aussi, des conseils des mentores de cette édition issus des ateliers thématiques :
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Par Marion Schoutteten, co-fondatrice de Orta.
« Aujourd'hui, pour se faire une place dans un secteur ultra concurrentiel, je pense qu'incarner sa marque et avoir un branding très fort sont des éléments de différenciation qui sont fondamentaux. Cette constatation est basée sur ma propre expérience. Quand j’ai débuté, je n’avais pas de contacts, peu de moyens, je n’étais pas influenceuse, mes parents n’étaient pas entrepreneurs. Je me suis alors demandé comment je pouvais me faire connaître du grand public dans un secteur aussi concurrentiel que la mode. Cette incarnation de ma marque s’est faite naturellement et je me suis rendu compte que c’est ce qui a plu à mes clients. Souvent, les gens me disent : ‘Moi, je n'aime pas me montrer’. Moi non plus. Mais c’est comme tout, ça s’apprend ! Il faut partir de qui on est, pourquoi on a monté cette société et l'expliquer au grand public. J’ai aussi abordé la force de la communauté. Un message sincère en story va beaucoup mieux passer qu’une pub. »
« En me basant sur mon propre parcours, j’ai abordé les choses à savoir avant de se lancer dans une levée de fonds. La levée de fonds, est-ce pour toutes les boîtes ? Y a-t-il vraiment besoin de fonds propres ou peut-on envisager un prêt ? À quelle étape lever des fonds ? Comment peut-on lever des fonds tout en gardant quand même le contrôle de notre idée ? On a l'impression que les levées de fonds sont un peu la panacée... alors que pas nécessairement. C'est davantage une nécessité pour des boîtes qui ont des modèles économiques plus compliqués. Il est important d’avoir un alignement d'intérêt avec ses investisseurs et de les apprécier en tant que personnes. Même si le but est de convaincre, il faut toujours être très honnête durant les levées de fonds afin d’attirer les investisseurs pour les bonnes raisons et éviter ainsi de créer des frustrations plus tard. Il est aussi nécessaire d’avoir une gouvernance claire, de négocier les clauses des contrats afin que tout soit transparent pour vivre une belle aventure ensuite. »
- La croissance se prépare ! Vous devez apprendre à gérer les futurs scales* de votre entreprise. Pour y arriver, il faut anticiper votre stock et votre équipe.
- Ne mettez jamais tous vos œufs dans le même panier afin de ne pas devenir dépendante de vos clients.
- Pour chaque gros client, soyez capable de fractionner en plusieurs petits clients.
- Définissez bien comment vous souhaitez vous développer : niche, France entière, Monde.
- N’acceptez pas un client que vous ne pouvez pas absorber à l’instant T, prévoyez une date de lancement quand c’est possible.
- La gestion du stock est le nerf de la guerre : ayez toujours 1 an de stock + 30 %.
- Négociez avec vos sous-traitants et fournisseurs : ne donnez pas de parts, négociez une avance et un délai de paiement à 90 jours.
- Posez-vous la question de savoir où vous souhaitez trouver vos produits et mettez des étapes en place en vue d’accélérer votre croissance.
- Embauchez quelqu’un d’expérimenté pour gérer votre scale.
*Changement d’échelle d’une entreprise, grâce à une stratégie d’accélération de croissance.
- Restez vous-même dans votre manière de communiquer. L’authenticité, c’est la base !
- Travaillez en priorité avec des micro-influenceurs connus pour une thématique spécifique (maman/lifestyle/voyage/sport/…) car les personnes qui les suivent ont le même profil et les abonnés sont plus engagés.
- Afin d’avoir une réserve d’influenceurs potentiels, créez un doc excel qui rassemble des personnes que vous trouvez cool et que vous êtes susceptible de contacter plus tard.
- Privilégiez des personnes qui ne sont pas uniquement influenceurs pour rester dans le vrai et ne pas travailler avec des ‘porte-manteaux’.
- Avant de faire appel à des influenceurs ou de nouer un partenariat, déterminez toujours votre objectif : augmenter votre visibilité, votre nombre d’abonnés, votre notoriété, …
- L’incarnation de votre marque ne se résume pas à montrer votre visage face caméra. Cela peut aussi être une voix off, un live, faire parler vos employés, montrer les coulisses de la société… mais il faut de l’humain !
- Mieux vaut travailler avec une base de données plus petite mais ciblée sur les personnes qui sont vraiment engagées et leur envoyer davantage d’e-mailings.
- Voyez la création de votre compte Instagram comme la création d’un magazine : déterminez sa fonction (inspirer/vendre/informer/…) ainsi que des rubriques. Ensuite, remplissez ces différentes rubriques différemment chaque mois.
- Réfléchissez s’il peut être utile pour votre marque de développer une stratégie d’affiliation via une plateforme comme Affilae.
Crédit photo : Virginie Garnier.