« Les entreprises aussi ont un rôle à jouer pour faire évoluer la société. »
Ayant l’exemple d’un père qui a fui la Hongrie à 18 ans sans ressources pour recommencer sa vie en France, Nathalie Balla a grandi avec l’idée que la liberté est au-delà de tout et que les biens matériels sont secondaires. Cette vision a guidé toute sa carrière. N’hésitant jamais à prendre des risques, elle a rejoint des entreprises dans des situations inextricables. Connue pour avoir redressé La Redoute et Relais Colis, elle fait aujourd’hui partie du conseil d’administration d’entreprises cotées comme Criteo, Edenred et Idi et investit dans des start-up à impact dans le secteur de la santé et de l’éducation. Persuadée que le succès est collectif, cette experte dans le domaine du e-commerce a également cofondé le collectif SISTA afin de promouvoir l'entrepreneuriat féminin dans le domaine numérique et lui faciliter l'accès aux financements. Après avoir failli débuter sa carrière chez Mercedes-Benz, elle rejoint cette année le programme She’s Mercedes en tant que mentore.
Mentoring
Entretien
« J'ai trouvé que le jury a fait une bonne sélection. Les femmes entrepreneures que j'ai rencontrées sont vraiment talentueuses et ont des projets différenciants et très intéressants. Je suis très contente des deux projets qu'on m'a alloués, parce que ce sont des projets impactants. Le programme a vraiment été bien pensé avec un bon mix entre temps de partage, d'échanges un peu libres d’où naissent de nouvelles idées, et d’ateliers hyper intéressants. On a eu la chance d'avoir une masterclass sur l'intelligence artificielle. Pour ma part, j’ai aussi vécu de bonnes sessions de premières rencontres avec une très bonne écoute et beaucoup de curiosité, ce qui est selon moi un prérequis important pour un bon mentoring. »
« J'ai raconté l'histoire de la Redoute, afin de faire passer plusieurs messages importants. Le premier est qu’il faut travailler vos axes de différenciation, l'unicité de vos produits et votre capacité à aller chercher des marges plus élevées, ce qui permettra d'avoir une rentabilité, de générer du cash pour construire un modèle rentable. Le deuxième aspect est la capacité à comprendre les besoins du client, pas juste pour le produit, mais aussi sur le plan du service et donc l'importance de mettre en place une mesure de la satisfaction du client. J'ai parlé du NPS (Net Promoter Score), mais il y a d'autres mesures de satisfaction qui permettent de vraiment caler ses propositions de service. Enfin, j’ai expliqué que, pour moi, les deux indicateurs de performance (KPIs) les plus importants à suivre dans une entreprise sont le cash et le Net Promoter Score (NPS). »
« J'ai trouvé que le jury a fait une bonne sélection. Les femmes entrepreneures que j'ai rencontrées sont vraiment talentueuses et ont des projets différenciants et très intéressants. Je suis très contente des deux projets qu'on m'a alloués, parce que ce sont des projets impactants. Le programme a vraiment été bien pensé avec un bon mix entre temps de partage, d'échanges un peu libres d’où naissent de nouvelles idées, et d’ateliers hyper intéressants. On a eu la chance d'avoir une masterclass sur l'intelligence artificielle. Pour ma part, j’ai aussi vécu de bonnes sessions de premières rencontres avec une très bonne écoute et beaucoup de curiosité, ce qui est selon moi un prérequis important pour un bon mentoring. »
« J'ai raconté l'histoire de la Redoute, afin de faire passer plusieurs messages importants. Le premier est qu’il faut travailler vos axes de différenciation, l'unicité de vos produits et votre capacité à aller chercher des marges plus élevées, ce qui permettra d'avoir une rentabilité, de générer du cash pour construire un modèle rentable. Le deuxième aspect est la capacité à comprendre les besoins du client, pas juste pour le produit, mais aussi sur le plan du service et donc l'importance de mettre en place une mesure de la satisfaction du client. J'ai parlé du NPS (Net Promoter Score), mais il y a d'autres mesures de satisfaction qui permettent de vraiment caler ses propositions de service. Enfin, j’ai expliqué que, pour moi, les deux indicateurs de performance (KPIs) les plus importants à suivre dans une entreprise sont le cash et le Net Promoter Score (NPS). »
« C’est une très bonne décision, une juste conséquence du programme pour donner encore plus de visibilité à la lauréate qui gagnera, inciter les femmes à postuler et augmenter l’intérêt pour le programme, qui est très bien construit. »
Profitez, vous aussi, des conseils des mentores de cette édition issus des ateliers thématiques :
« Pour commencer, je demande toujours ce que les gens attendent de moi. Parce que ça ne sert à rien de leur parler d'hyper croissance si ce n'est pas ce qu'elles veulent. Je m'attarde sur le financement de cette croissance afin de pouvoir identifier quels sont les leviers permettant la croissance et les incidences d’une hyper croissance rapide. Les lauréates du programme She’s Mercedes sont au début de leur projet, j’attire plutôt leur attention sur les points importants pour préparer la croissance. Il faut apprendre à gérer les futurs scales de son entreprise. Il faut anticiper son stock et son équipe. Par exemple, si tu arrives à signer un gros client mais qu’ensuite, derrière, tu n'as personne pour s'en occuper, ce client va te prendre toute ta croissance, tout ton temps. Tu vas devenir salariée pour lui. La croissance, il ne faut pas la subir, il faut aller la chercher et réussir à surfer dessus. Il faut la maîtriser. Mieux vaut faire plus 100 % que plus 200 % si c'est pour que le bateau s'échoue. »
- La croissance se prépare ! Vous devez apprendre à gérer les futurs scales* de votre entreprise. Pour y arriver, il faut anticiper votre stock et votre équipe.
- Ne mettez jamais tous vos œufs dans le même panier afin de ne pas devenir dépendante de vos clients.
- Pour chaque gros client, soyez capable de fractionner en plusieurs petits clients.
- Définissez bien comment vous souhaitez vous développer : niche, France entière, Monde.
- N’acceptez pas un client que vous ne pouvez pas absorber à l’instant T, prévoyez une date de lancement quand c’est possible.
- La gestion du stock est le nerf de la guerre : ayez toujours 1 an de stock + 30 %.
- Négociez avec vos sous-traitants et fournisseurs : ne donnez pas de parts, négociez une avance et un délai de paiement à 90 jours.
- Posez-vous la question de savoir où vous souhaitez trouver vos produits et mettez des étapes en place en vue d’accélérer votre croissance.
- Embauchez quelqu’un d’expérimenté pour gérer votre scale.
*Changement d’échelle d’une entreprise, grâce à une stratégie d’accélération de croissance.
Crédit photo : Virginie Garnier.
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